La chambre des mines de Guinée, avec l’apport du haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, a lancé ce mercredi 24 février à Conakry, un cadre d’échange et de collaboration pour la promotion et le respect des droits de l’Homme dans le secteur minier.

L’objectif de cette collaboration consiste à apporter à la chambre des mines et entités associées, un renforcement de capacité afin que celles-ci répondent mieux, aux exigences liées aux droits de l’Homme notamment dans le secteur minier.

« Nous allons ensemble, procéder en bonne intelligence avec de larges ouvertures, à la mise en œuvre de différentes actions sur nos sites et au niveau de nos différents partenaires et parties prenantes sur le terrain notamment les communautés et les organisations de la société civiles et même les médias. Ça sera une coopération active et soutenue dans laquelle nous allons nous investir parce que nous sommes conscients d’un fait, c’est que dans le domaine des droits de l’Homme, il y a beaucoup de chose à faire, il y a des insuffisances à combler. On a à profiter de l’expérience du système des nations, l’expérience accumulée au fil des décennies partout dans le monde. On a tout intérêt à nous inspirer en travaillant en bonne intelligence avec cette organisation pour pouvoir rehausser notre niveau de respect des droits de l’Homme », a soutenu Ismaël Diakité, président de la chambre des mines Guinée.

Avec ce nouveau cadre de collaboration, estime Vincent Martin, coordonnateur pays du système des Nations-Unies en Guinée, l’autre objectif sera de capitaliser la valeur ajoutée du secteur des mines.

« Il n’est un secret pour personne que le secteur des mines est un levier central du développement économique et social en Guinée. Nous nous réjouissons des nombreuses réalisations sociales des entreprises minières et de leur accompagnement dans le cadre de la riposte contre la pandémie à Covid-19 et l’épidémie Ebola. (…). La question aujourd’hui, c’est comment capitaliser la valeur ajoutée de ce secteur pour le développement durable notamment dans le domaine de la formation et à l’entreprenariat des jeunes, pour la protection de l’environnement et des droits de l’Homme. Tel est l’intérêt de la coopération naissante entre les nations unies et les acteurs du secteur minier », Système des Nations-Unies

Dans ce cadre de travail, le représentant pays du haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme, a indiqué que son organisation aura « une participation d’accompagnement. (…). Ce que nous venons de faire avec la chambre des mines était au cœur des préoccupations des recommandations qui ont été formulées pour avancer la protection des droits socioculturels, du droit au développement et de tous les autres droits en Guinée. (…). Je me réjouis de l’ouverture des entreprises minières et j’ai très bonne que le défi sera relevé », a-t-il souligné.

Il faut rappeler que ce cadre de coopération est consécutif à une étude qui a été diligentée en 2019 par le haut-commissariat des nations unies aux droits de l’Homme en Guinée, pour la promotion des droits de l’Homme dans le secteur des mines.

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