Dans les grands marchés de la capitale Conakry, les femmes ont pris l’habitude de vendre le long des routes exposant leurs marchandises à même le sol.

C’est le cas au grand marché de Sonfonia où les femmes font leur petit commerce en étalant leurs marchandises sur la chaussée en dépit des murets de sécurité installés dans tous les marchés de la capitale par le ministère des travaux publics.

A ce niveau, ces vendeuses n’hésitent pas à exposer leurs marchandises sur toute portion libre de la chaussée de cette route de l’autoroute le Prince.

Interrogées par Conakry Infos, certaines ont confié qu’elles payent la somme de 5.000 francs par jour pour pouvoir étaler leurs marchandises le long de cette route sur laquelle se déroulent des travaux de d’entretien. Une route qui est très fréquentée actuellement à cause de passages des véhicules évitant la route nationale N°1 en chantier.

« Nous savons que c’est très dangereux de rester vendre ici aux côtés des centaines de véhicules qui empruntent cette route chaque jour. Mais nous prenons ces risques pour vendre sur la chaussée afin de pouvoir nourrir nos familles. Pour rester ici sur le goudron, nous payons chaque jour à l’administrateur du marché une somme de 5.000 francs guinéens (…). », a expliqué M’mah Soumah, vendeuse de condiments.

Dans la soirée de mardi, un drame a failli se produire au grand marché de Sonfonia au grand dam des riverains.

Une dizaine de personnes qui cherchaient à s’embarquer dans des taxis ont frôlé la mort à cause d’un problème de système de freinage survenu sur un camion-citerne faisant partie des engins roulants de l’entreprise chargée d’entretenir la route d’à-côté. Grâce au courage du conducteur du camion-citerne qui a vite maitrisé l’engin roulant, le pire a été évité de justesse.

Ces situations très fréquentes dans les grands marchés de Conakry doivent interpeler les autorités pour éviter des cas d’accidents dans les marchés parfois très bondés pendant les heures de pointe.

Kandja Bangoura

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